Sibellus Horribilis – Episode 1

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Sibellus Horribilis – Episode 1

Message  Bruno le Mar 12 Jan - 17:41


Après avoir troué les yeux de l’abbé Orland Sky et réduit en bouilli Aristarcus, les deux salopards d’hérétiques qui foutaient le bordel dans Lueur d’Espoir, nous sommes gentiment exfiltré d’Iocanthus vers le bastion Serpentis, une place forte de l’inquisition. On nous y mes en quarantaine et on y subi tous l’examen approfondi routinier. A Gunmetal City c’était femmes et alcool à volonté après une mission réussie. Un autre trip l’inquisition.
Une fois cette formalité accomplie, une autre mission se profile. Nous sommes envoyé en couverture dans la ruche de Sibellus afin d’y développer nos compétences de discrétion. On nous donne l’ordre de rester dormants jusqu'à nouvel ordre et d’y prendre une couverture.
En ce qui me concerne ma « couverture » prends la forme d’un retour aux sources familier : je joue du pistolet et je rentre sans difficulté dans un gang local spécialisé en extraction et menus larcins divers. J’y prends le nom de Verbal.
Salomon prends un contrat de videur et se fait une petite réputation d’homme de main du nom de Bones.
Frater Constantine est envoyé dans un centre de formation de l’inquisition pour y développer ses compétences Medicae et apprendre quelques rudiments en matière d’explosifs.
Pendant qu’on se traîne dans le sang et le vice, non sans y prendre un certain plaisir en ce qui me concerne, un message nous parvient. Nous avons rendez-vous dans le centre Administratif de Sibellus avec le lieu, la date et une heure précise ainsi qu’un mot de passe « Post-Mortem ».
Arrivé sur les lieux, je retrouve le dit « Bones » avec quelques cicatrices en plus et Frater Constantine qui n’a pas l’air plus intelligent qu’avant. Ils se trouvent devant un bâtiment imposant ornés de crânes. Au sommet, un saint en lamentation. A l’entrée de la plate-forme descensionnelle, notre lieu de rendez-vous, un serviteur au visage ratatiné nous fait un signe discret. Son corps est carrément intégré à la plate-forme. Il doit servir de serrure humaine. C’est donc à lui que nous donnons notre mot de passe.
Il acquiesce et nous descendons dans les profondeurs de la cité. Une fois en bas, nous pénétrons dans le couloir sombre qui s’offre à nous, uniquement éclairé par des cierges fixé aux murs poisseux et qui s’éteignent à la mesure de notre progression.
Une odeur de désinfectant médical emplie nos narines. Une porte apparaît. Elle est ouverte et nous entrons dans une pièce poussiéreuse uniquement meublée d’un lit d’hôpital. Tous les murs sont en acier. Un large miroir recouvre toute la partie haute de l’un des murs de la pièce.
Le miroir devient soudainement transparent et une pièce similaire à celle-ci apparaît de l’autre coté. On y distingue une longue silhouette habillée d’une grande robe rouge flanquée d’un blason sur lequel sont dessiné les silhouettes d’un corbeau et un parchemin. Vaguement, j’y reconnais des allures Medicae. Derrière lui, un corps disséqué sur une plate-forme réglable entouré de cerveaux crânes médicaux bourdonnants, équipés d’aiguilles et de matériel d’opération divers.
Une voix qui nous demande de nous approcher surgit. La voix, que j’identifie comme celle de la longue silhouette au manteau rouge, nous intime de l’assister dans son enquête. Elle s’identifie au nom de Sand, interrogateur Medicae. Nous sommes au Templo Mori, à la morgue en gros.
Le corps disséqué qui nous est apparu sur la plateforme est celui d’un homme, Saul Arbest, 23 ans, travailleur non qualifié de Tantalus travaillant dans la sous-ruche de Coscarla.

Il a été retrouvé mort sur la voie ferré du transpole. Il y a 60 jours, il a été déclaré invalide. C’est sa sœur, Lily Arbest qui a déclaré sa disparation 30 jours plus tôt. La cause de la mort semblait apparemment être une overdose classique. Sauf qu’en fouillant un peu à l’intérieur du corps, les Medicae y ont trouvé un greffon probablement xenos, implanté. La greffe date de 8 jours environ. Sand nous montre le machin en question dans une fiole. Le greffon apparaît comme une pieuvre translucide. Bien vivant, à en croire la façon dont elle s’agite encore à l’intérieur.
D’après Sand, il s’agit d’un dispositif de contrôle neural et synaptique implanté par le biais d’un acte chirurgical propre, mais qui a clairement laissé des traces. Certains organes ont été purement et simplement retirés. Malgré le fait que Saul Arbest ait été gavé d’anti-douleur c’est néanmoins la douleur qui l’a tué. Le ruchard n’a même pas eu le temps de mourir de suite des inconvénients qu’on peu aisément imaginer au fait de vivre sans estomac.
Il s’agissait clairement d’une expérience qui ne destinait pas à conserver le patient en vie.
Notre mission est d’enquêter sur cette technologie hérétique dans la sous-ruche de Coscarla. Trouver les responsables et récupérer le maximum de choses afin d’en apprendre plus sur cette technologie. Nous devons agir avec précaution. Sand nous donne des cognes augure de d’agents régulateurs de Coblast. Une entreprise spécialisée dans la fourniture de main d’œuvre et dans la récupération technologique.
Un pardessus de bas-ruchard, une lampe chem, un kit de brief, un enregistreur, un détecteur de tissu anormal, 3 tubes, un scalpel et 120 Trônes Gelt nous sont également remis.
Nous nous mettons en route vers Coscarla. L’espace urbain se dégrade visiblement le long du chemin. Des bâtiments clairs et espacés du centre administratif, on arrive progressivement dans ce qui semble être une véritable zone de guerre. Le terminus est désert. Une silhouette chétive se précipite dans le wagon du transpole qu’on vient de quitter, comme poursuivie. Tout est très sale et des détritus ornent le sol. L’air est lourd, vicié. Il fait encore jour mais le ciel est sombre, probablement obscurci par les fumée des usines voisines ou l’incinération d’ordures. Les murs sont comme noircis par le feu et par la crasse et l’éclairage faible donne une vision apocalyptique de l’ensemble.
On débouche sur une grande place quasiment déserte. Une statue en ruine de ce qui semblait être un ange à une époque plus faste, tiens piteusement debout sur un amoncellement de rochers et de détritus. Les immeubles sont éventrés et de maigres silhouettes circulent dans l’ombre à travers les ruines. Ces quelques silhouettes d’apparence humaines ont l’ensemble du corps dissimulé par de grands manteaux en lambeaux.
On aperçoit au bout de la place ce qui semble être un marché et un temple rabougri aux murs de pierres noires. On s’approche du marché. Le peu qu’il y a à vendre ressemble est fait de bric et de broc d’ordures récupérées dans la rue. La nourriture disponible est avariée. Les armes disponible sont primitives, simple bâtons ou lance pierre de très médiocre qualité. On s’approche d’un des étals afin d’y héler un marchand et lui demander quelques informations. Il n’a pas grand-chose à nous dire si ce n’est de nous donner la direction vers le bloc hab 717, la dernière adresse connue de Saul Arbest. Il nous indique également le bar des ouvriers du tertiaire. Le bouge ou le gang local fait régner sa loi.
En se dirigeant vers le bloc hab 717, on fait un rapide crochet dans le temple. L’intérieur du temple est aussi ravagé que l’extérieur si ce n’est la présence rassurante de nombreuses bougies alignée le long de l’un des murs. Le maître des lieux cuve sont vin affalé sur un des bancs. Nous les réveillons et il nous apprend que ces bougies ont été allumées à la mémoire des disparus. Impossible de tirer plus de renseignement de ce pauvre bougre au cerveau ravagé par l’alcool frelaté et nous sortons.
Nous passons devons le bar des ouvriers du tertiaire. Un homme s’y fait justement expulsé et s’effondre au sol, ivre mort.
Arrivé au bloc hab 717, l’atmosphère est tendue. Sur nos gardes, nous pénétrons dans « l’habitation » de Saul Arbest. Dans ce placard de 8m2, une silhouette féminine avec un sac sur le dos au regard triste et hagard. On apprend qu’il s’agit de la sœur de Saul Arbest, la dénommée Lily Arbest qui a déclaré sa disparition. Son frère ayant disparu et n’ayant pas de nouvelle de lui depuis bientôt 2 mois, elle s’apprêtait à quitter cet endroit maudit. Je lui apprends la mort de son frère et elle s’effondre en sanglot. Elle nous apprend que son frère avait été déclaré invalide à cause d’une jambe broyée dans le cadre de son travail au factorium du consortium. Elle ne lui connaît qu’un seul ami, un certain Edvard Zed et ils fréquentaient tous les deux le bar des ouvriers. Sa disparation, elle l’a déclaré à un certain Logan, le représentant local des services de police. Son bureau se trouve juste en dessous du transpole.
Il se fait tard et Lily est anxieuse de pouvoir quitter cet endroit au plus vite maintenant que plus rien ne la retiens ici. Frater Constantine et Salomon, bons princes, l’accompagnent au transpole et obtiennent en chemin la description physique de Edvard Zed. Il s’agit d’un homme blanc, gros, petit, barbus et, comme la majorité des habitants de ces lieux, sale. Le dernier endroit où il a été aperçu est le bar des ouvriers du tertiaire. Frater Constantine et Salomon se rendent ensuite au temple, mais trouvent porte close.
Je me rends pour ma part à l’union des ouvriers. Ce bouge ressemble à tous les bouges du même genre : sale, rempli d’ivrognes bruyants. Je m’y sens déjà beaucoup plus comme chez moi. Je tends l’oreille par-ci par-là et j’apprends qu’ils vendent de l’obscura, un drogue puissamment addictive destinées au sous-ruchards sans le sou. Un dénommé Tavard, un homme de main planté devant la porte du patron, m’indique le nom de son chef : Luntz. Il est actuellement à l’étage et apparemment il n’est pas jouasse. Je me présente sous mon nom de couverture de ruchard venu se mettre au vert quelque temps, et j’en profite pour proposer mes services à Tavard pour aider son patron à régler ses petites affaires. Il semble accrocher et promet d’en parler à son patron. Je dois me revenir le lendemain matin pour rencontrer Luntz.
Frater Constantine et Salomon me rejoignent dans le bar. Salomon se pose à une table et se fait plein d’amis en offrant des coups à boire et en jouant au bras de fer. Mais il se fait tard et la majorité des gens à peu près clairs ont l’air d’avoir plutôt peur de rentrer dans l’obscurité.
On se fait indiquer le nom du seul hôtel de la zone : l’hôtel Coscarla.
Le tenant des lieux, Maxus Drayelock, nous demande nos pièces d’identité avant de nous faire rentrer. Il a une sale tronche, le front luisant et de gros yeux globuleux. Son hôtel est miteux, mais vaux mieux ça que de dormir dans la rue. Je veille quelques temps avant de me pieuter et j’entends plusieurs bruits sourds successifs provenant du bureau de Maxus. Je me précipite mes deux revolvers aux poings. Il ne s’agissait que de Maxus qui bâtait sa femme. Comme elle méritait certainement, je lui en mets une avant d’aller me coucher, apaisé.

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pas mal

Message  Gaetan le Mer 13 Jan - 13:09

Pas mal du tout ! Complet et bien ecrit :-)

Au passage, le femme a l'hotel est mutante. Mais une mutation normale, si ca existe ^^

Et le surnom Bones vient de combats de boxe clandestins, ou Solomon a pris l'habitude de briser les os de ses adversaires.

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Re: Sibellus Horribilis – Episode 1

Message  Fabien le Mar 19 Jan - 11:39

Gaetan a écrit:
Au passage, le femme a l'hotel est mutante. Mais une mutation normale, si ca existe ^^

Certaines mutations mineures sont tolérées, même si les mutants sont toujours considérés comme des citoyens de seconde zone.
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BRIEFING SUR LA DIVISION COSCARLA

Message  Fabien le Mar 19 Jan - 15:17

Référence/sujet : division Coscarla, (Géo/Dém) Désignation : zone de résidence ouvrière
Local : zone Mastraven, intermédiaire bas, quadrant intérieur, ruche Sibellus
Ruche Co/Ord : 2345#Σ≠Ω/789/9870001 Préparation : autosavant Dal Maxentia
Attribution : interrogateur Omardha Sand
Ordonnateur : conclave Calixis/congrégation de Sibellus/chambre Obscuro
LCDJ : « L’histoire n’est qu’un répertoire des péchés »

Aperçu géo-historique et démographique :

La division Coscarla est un sous-district de la ruche Sibellus sur le monde-capitale de Scintilla.
Construit sur ce qui restait du splendide domaine de la noble maison Coscarla, le district
est un carré de soixante-dix kilomètres de côté, constitué d’agglomérations et de blocs
d’habitation labyrinthiques ainsi que de leurs infrastructures attenantes qui ont poussé au
travers des grandes arches et de sa statuaire en ruine, souvenirs d’un passé glorieux.

Coscarla était encore récemment un district intermédiaire de la ruche relativement prospère,
principalement peuplé par des classes laborieuses sous contrat servile, mais a depuis
souffert de nombreuses privations, désastres et perte de statut à cause d’un enchaînement
de malheurs et d’incidents. Le premier d’entre eux est l’incendie provoqué lors de la récente
coupure de courant de Rienholt (Coscarla étant l’une des dix-sept zones de la ruche affectée),
mais la chute progressive du consortium Tantalus (cf. addendum) avait entamé le processus
bien avant cette calamité.

La division Coscarla est actuellement en attente d’une réévaluation de son statut de la part
de l’Administratum (temps estimé avant décision préliminaire : 37 années standards), mais
des données officieuses indiquent que près de 60 % de Coscarla est à présent constitué
de zones dévastées et la population viable est confinée dans de petites zones agglutinées
autour des transports et points d’accès.

La population de la division subit un déclin catastrophique, ses infrastructures sont anéanties
et la loi ne règne plus. La pauvreté et le malaise social ne font que croître d’année en année.

Addendum : [le domaine du consortium Tantalus]

Le consortium, un ancien cartel regroupant plusieurs maisons mineures de la noblesse
sibellienne, a subi un rapide revers de fortune lors de la dernière décennie. Sa chute a été
précipitée par une compétition hostile de la part de l’hégémonie Skaelen-Har et de graves
coups ont été portés à ses moyens financiers et son prestige durant cette période d’intrigue
et de vendetta connue sous le nom de « Promenades Vthorran » [réf. cert. : activités de la
Cour du palais de la Lumière].

Les changements en résultant sur plusieurs districts des ruches Sibellus et Tarsus, auparavant
sous domination du consortium, ont été profonds. Dans la division Coscarla, où Tantalus était
la première puissance, le consortium a vendu les contrats serviles de milliers de ses ouvriers
et ces hommes et femmes ne travaillent plus que pour racheter les dettes de leurs maîtres.
En conséquence, de nombreuses familles décimées ont été déracinées, ou ont déserté le
district. La participation économique et financière de la région est à présent négligeable.

Le consortium Tantalus souffre d’une mort lente et ne subsiste que grâce à son inertie
déclinante et les requins se disputant légalement sa carcasse. Il a cessé d’exister en tant
qu’organisation ou entité politique.
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