Acte Trois (ou lorsque le prix d’une cape ne se compte pas toujours en monnaie sonnante et rebuchante)

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Acte Trois (ou lorsque le prix d’une cape ne se compte pas toujours en monnaie sonnante et rebuchante)

Message  Nicolas le Sam 5 Mar - 13:20

Quelques heures après que les derniers porteurs aient trouve une mort sans gloire sur une des nombreuses routes pavées parcourant la campagne, 3 soldats vorozions voient leurs vies changer lorsqu’ils s’emparent chacun d’une des Armes Dieux qui jonchent le sol. L’un des trois semble mal réagir au contact de l’arme. Alors qu’un conflit interne se joue dans les tréfonds de sa conscience, il semble perdre tout contact avec le monde extérieur. Il suivra les 2 autres soldats tout au long de cet acte sans jamais pouvoir intervenir.

Ses 2 compères, eux, jubilent. Samael et Kandaroth mettent respectivement la main sur une rapière et un fleuret et font connaissances avec leurs nouveaux maîtres. Après avoir décimé leur propre patrouille pour récupérer les armes, ils n’ont plus d’autre choix que de déserter l’armee, en espérant ne pas avoir a s’en expliquer auprès de l’administration vorozionne.

Les 2 armes ont toujours pour objectif de rejoindre la ville d’Innaccessibility. La route reprend sans encombre, a travers un paysage parsemé de bosquets et de petits villages. Quelques jours plus tard, le groupe arrive en vue d’Innaccessibility.

La cite apparaît comme un mélange d’architecture antique et moyenâgeuse. Aux constructions délicates et travaillées viennent se mélanger des bâtiments aux murs épais, faits de pierres taillées. Samael et Kandaroth profitent de leurs premiers moments en ville pour revendre leurs épées et arbalètes, dorénavant inutiles, et compléter leur équipement de casques du plus bel effet. Les 2 porteurs maintenant équipés comme il se doit, peuvent commencer leur enquête. Il semble en effet que les Armes cherchent ici un “contact” qui pourrait bien se trouver dans une des maisons closes de la ville, dirigée par la Guilde des Courtisanes.

Une vielle dame renseigne les porteurs sur la direction de la maison close, mais Samael, dont les goûts semblent subitement avoir changes depuis sa “rencontre” avec la rapière, souhaite profiter de cette belle fin d’apres-midi pour faire quelques emplettes et s’acheter un costume… Kandaroth n’en croit pas ses yeux. Il découvre les penchants secrets de son compagnon d’arme pour la mode vorozionne et tentera, en vain, de lui faire abandonner son projet saugrenu. Il semble donc que la raison de leur venue ici doive attendre, tandis que les porteurs (toujours suivis du troisième soldat devenu autiste) entrent dans une petite boutique appelée l’Aiguille Dorée. Ils ne le savent pas encore, mais ici va se jouer l’un des événements les plus traumatisants de cette aventure. Un événement qui marquera irrémédiablement l’integrite physique et mentale des 2 compagnons (le troisième n étant a première vue pas conscient de ces horreurs).

La petite boutique, l’une des plus luxueuses en ville, est tenue par un “drôle” de personnage. Court sur pattes, affuble d’un nez protubérant, il semble exprimer a lui seul la definition la plus aboutie d’une erreur de la nature. Deux “vendeuses” sont aussi occupées a ordonner la boutique. Samael se pressente et annonce qu’il souhaite acheter le plus beau et le plus cher costume de la boutique. Le petit trapu s’esclaffe alors et annonce la couleur: les moins chers de ses costumes coûtent autour de 1000 cestes et il doute que Samael veuille entendre le prix des plus chers. Avec les maigres bénéfices tires de la revente de ses armes, le porteur n’a même pas en poche 100 cestes et Kandaroth voit clairement la déception s’afficher sur le visage de son compagnon. Il tente de le ramener a la raison, et commence même a ridiculiser ouvertement la folie des grandeurs qui semble soudain s’emparer de Samael. Mais ce dernier s’entete, poussé par le génie diabolique de l’Arme Dieu. Il commence alors a tenir un tout autre langage au propriétaire de la boutique… Dans un accès de folie, Samael propose alors d’acheter un costume en échange d’un petit tour dans l’arriere boutique en compagnie du propriétaire des lieux. Kandaroth devine immédiatement que les paroles de son compagnon sont dictées par l’ame damnée enfermée dans la rapière mais c est trop tard, le marchandage inepte est accepte: pendant 2 heures, Samael deviendra un esclave sexuel total (et consentant) et, s’il assouvit pleinement les désirs du gnome hideux, se verra remettre une très jolie cape (??!). Kandaroth n’en croit pas ses oreilles et tente une nouvelle fois de raisonner son ami, mais le mal est fait, et Samael entre dans l’arriere boutique en compagnie du petit tailleur qui jubile.

Choque, Kandaroth décide de quitter les lieux mais son arme l’en empeche. Le fleuret lui aussi semble soudain intéressé par l’action qui se déroule en arrière-salle et prend possession de son porteur pour l’obliger a rejoindre le couple qui s’ebat joyeusement. Poussé par l’ame machiavélique du fleuret, Kandaroth devra lui aussi participer a ce jeu inepte (mais sans rien gagner en echange, lui…) et sera contraint (je dis bien contraint) de pénétrer son compagnon d’arme qui ne semble pas s’etonner outre mesure de la tournure qu’ont pris les événements depuis leur arrivée en ville. Les voix du Seigneur sont impénétrables dit-on, nous savons maintenant que celles de Samael ne le sont pas…

Après une 15aine de minutes sous l’influence haineuse du fleuret, Kandaroth reprend le contrôle des ses actes et tente alors d’occir les petit nabot qui copule toujours frénétiquement avec Samael. Mais si Kandaroth est choqué (on peut le comprendre), il n’en reste pas moins que ces deux-la sont des adultes consentants. Kandaroth quitte donc la boutique et laisse son compagnon entre les mains expertes du petit tailleur. Quinze minutes n’etaient déjà pas très drôles, mais deux heures, ça doit être interminable! Alors qu’il referme la porte, il se dit soudain que cette histoire est du genre a rester dans les annales.

En début de soirée, Samael et sa “chère” cape rejoignent Kandaroth. L'incident semble clos et le petit groupe prend la direction (enfin) de la maison close ou les armes s’attendent a retrouver une courtisane du nom de Phylias. Une petite vieille les y accueille. Elle explique simplement que Phylias est une courtisane inscrite a la guilde, mais qu’elle ne passe que très rarement ici. On dit qu’elle traîne ces temps-ci dans le quartier noble de la ville. Moyennent une pièce ou deux, elle apprendra a nos héros qu’un autre type est passe hier qui recherchait Phylias. Il lui a d’ailleurs donne rendez-vous a l’Auberge du Tigre aux Dents Blanches. Mais comme Phylias n’est pas repassée depuis, c’est un message que la vieille n a pu lui transmettre. Elle ignore donc si la courtisane s’est rendue au rendez-vous. L’homme qu’elle décrit est immédiatement reconnu par les Armes: il s’agit de Muleh, le porteur avec lequel ils avaient eux-mêmes rendez-vous sur le champ de bataille (voir acte 1). Avant de les laisser partir, la vieille leur indiquera aussi 2 lieux potentiellement intéressants dans le quartier de la noblesse: Le Gobelet Vert et l’Auberge de la Cervoise Fraîche.

En ce début de soirée, le groupe décide de se rendre directement a l’Auberge du Tigre aux Dents Blanches pour éventuellement retrouver la trace de leur ami Muleh voire de la courtisane. Dans l’auberge, le fleuret et la rapière font la rencontre de plusieurs autres armes-dieux, et la discussion s’engage.Aux dires d’un marteau de guerre particulièrement rédhibitoire, Muleh aurait en effet passe une nuit dans cette auberge. Il en serait reparti avec une très belle femme, avant de revenir chercher ses affaires seul et de quitter l’auberge. C’etait hier, et on ne l a pas revu depuis. Personne ne semble savoir ou il est parti, ni môme si la femme l’accompagnait toujours. En discutant avec l’aubergiste, Samael et sa cape (ainsi que le reste du groupe) apprennent qu’un gamin a porté un message a la femme. L’attitude quelque peu perverse de Samael a l’encontre du gamin semble a deux doigts de coûter au groupe leur seule source d’informations, mais Kandaroth reprend l’interrogatoire avant qu’il ne soit trop tard. L’enfant leur apprend alors que la courtisane vit dans l'une des plus grandes maisons du quartier de la noblesse. C’est la qu’il lui a livré le message de Muleh lui demandant de le rejoindre a l’auberge. La courtisane a alors accompagné le gamin jusqu’ici et lui a repris des occupations a l’ecurie. Depuis, il n a rien vu, si ce n’ est que le cheval de Muleh est toujours a l’ecurie de l’auberge.

Pendant ce temps, les armes continuent de discuter avec leurs semblables et demandent si le nom d’Anathos rappelle quelque chose a quelqu’un dans cette salle. La réponse est claire: Anathos est connu comme le loup blanc, et même l’impressionnant marteau de guerre le considère comme un sadique capable de la violence la plus extrême. Les porteurs, eux, ignorent encore tout au sujet de ce personnage. Alors que Samael termine sa discussion avec l’aubergiste, un événement incompréhensible se produit. La très belle (et très chère) cape de Samael prend soudain feu. Ce symbole de la nouvelle ascension sociale du porteur est soudain la proie des flammes sans raison apparente. Samael éteint l’incendie sans mal et Kandaroth esquisse un franc sourire: du fleuret s'échappe un peu de fumée… La rapière semble alors prise d’une bouffée orgueil et demande clairement au fleuret de mieux contrôler son porteur s’il ne souhaite pas que la situation dégénéré. Le fleuret accepte, mais part lui aussi d’un rire franc et massif lorsque les armes présentes dans la salle se mettent toutes a ricaner.

Au sortir de l’auberge, nos valeureux héros ont donc une vision plus claire de la situation. Muleh était en ville hier et semblait rechercher Phylias comme il était prévu qu’ils le fassent tous ensemble a l’origine. Il l’a rencontrée hier et est reparti dans la soirée après être venu chercher ses affaires. Son cheval se trouve toujours a l’ecurie. La courtisane, elle, semble vivre dans une maison du quartier noble dont le gamin leur a donné l’adresse.

La maison noble appartient a la famille Dey Ville. Il s’agit d’un imposant manoir dont les murs extérieurs n’exhibent aucune fenêtre, l’architecture locale privilégiant souvent un corps de bâtiments autour d’une cours intérieure. Après quelques instants a épier les allées et venues devant le manoir, Samael décide de frapper a la porte et demander clairement a parler a Phylias. Un serviteur ouvre une petite trappe et répond simplement que Phylias n'habite plus ici. Elle y a passé quelques jours la semaine passée, mais est repartie depuis. Il ne semble rien avoir de plus ajouter. Samael, poussé par l’esprit de la rapière, semble vouloir a tout prix jeter un œil a l’interieur de la cour. Mais le vieux serviteur referme la trappe sans laisser une occasion au porteur d’apercevoir ce qui se trouve derrière lui.

La nuit est tombée depuis longtemps, et le groupe se trouve maintenant en pleine rue. Des braseros ont été allumés a chaque carrefour et l’on voit de moins en moins de passants dans les rues. Pour les armes et leurs porteurs c est le dilemme. Ou Phylias n habite plus ici et leur seule piste s’avere être un cul de sac, ou le vieil homme derrière la porte leur a menti. La seule façon d’en avoir le cœur net serait évidemment d’entrer dans la bâtisse. Mais comment? En contournant le bâtiment, Samael et Kandaroth remarquent une petite porte en bois donnant sur une ruelle moins passante. Elle est bien entendu fermée, mais nos valeureux héros tentent d’en forcer la serrure. Pour protéger leur action, la rapière émet un brouillard opaque qui recouvre bientôt toute la ruelle. Mais les tentatives pour casser le serrure ne sont que des échecs bruyants et bientôt des bruits se font entendre a l’interieur. Par la serrure, Samael voit nettement qu’une lumière vient d être allumée. Protégés par l’epais brouillard, les deux porteurs s'éloignent alors de la porte et se tiennent a distance respectable du mur, de peur d’en voir sortir des hommes armés. Mais rien ne se passe. Après quelques instants, toujours cachés dans le brouillard, les porteurs entendent clairement une patrouille qui semble se diriger vers eux. Soudain ils sont repérés. Le combat semble inévitable, et équilibré: 6 miliciens contre 2 porteurs. Mais dans une ville comme Innaccessibility, une rixe en pleine rue avec une milice officielle pourrait sérieusement compromettre leur mission première. Après quelques minutes de discussion, la milice accepte de fermer les yeux sur la présence des 2 porteurs ici et en pleine nuit contre 100 cestes. La patrouille repart donc dans le brouillard. Le groupe est alors a quelques mètres du manoir Dey Ville, le brouillard est encore épais et devrait durer environ 30 minutes de plus. Enfin, Samael a pu visualiser l’interieur du manoir par le trou de la serrure avant de devoir se cacher dans le brouillard. Malgré les apparences et un début de journée mouvementé, nos héros sont maintenant prêts a entrer dans le manoir....
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Re: Acte Trois (ou lorsque le prix d’une cape ne se compte pas toujours en monnaie sonnante et rebuchante)

Message  Gaetan le Lun 7 Mar - 9:50

Hello Nicolas,

Pas mal du tout le resume. Tu n'as pas ete avare de details, sans aller trop en profondeur*. Et c'est cool que tu decrives un peu la ville, ca m'evite de poster un add-on ^^

Mais petite meprise:
- Mouleh est l'arme dieu, la hache Gadhar, et son porteur s'appelle Ocris selon ce que vous avez appris.
- Les armes de Fabien et Romeo sont respectivement une rapiere et une epee longue. Pas de fleuret.

* la boutique du marchand devrait etre rebaptisee "L'aiguille marron", mais c'est moins vendeur, moins class'
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Re: Acte Trois (ou lorsque le prix d’une cape ne se compte pas toujours en monnaie sonnante et rebuchante)

Message  Romeo le Lun 7 Mar - 11:27

Autre détail, c'est le tailleur de l'aiguille dorée (ou maron) qui a proposé le deal. Samael n'a fait qu'accepter, poussé c'est vrai par son arme dieux, prête à tout pour son ascension sociale king
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Re: Acte Trois (ou lorsque le prix d’une cape ne se compte pas toujours en monnaie sonnante et rebuchante)

Message  Bruno le Lun 7 Mar - 21:56

Wouhaaaaaa, ça c'est du résumé ! Bravo pour les détails, c'est comme si on y était Lionel et moi ... et heureusement qu'on n'y était pas finalement ! Je me suis bien poilé en tout cas, merci !
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Message  Nicolas le Lun 7 Mar - 23:41


J avoue que l experience dans l arriere boutique m a un peu emmele les pinceaux. Pardon les Armes d avoir melanger les prenoms. J avais pourtant compris que mon nouveau maitre etait un fleuret. Il a du balbutier ca avant de s endormir...

Moi je dis: la pucelle est dans l'chato! Fo y aller, tayoooooo! queen
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Re: Acte Trois (ou lorsque le prix d’une cape ne se compte pas toujours en monnaie sonnante et rebuchante)

Message  lionel le Mar 8 Mar - 12:04

He ben c'est partie en sucette...sans mauvais jeux de mots.
Super resume Nico, merci !
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xp de la partie

Message  Gaetan le Mer 9 Mar - 16:00

Hello,

Voici les xp de la partie:

Romeo:
L'obtention de la cape concerne + la richesse que le prestige. Et le sexe n'est pas super developpe chez toi. Tu as + offert ton porteur pour avoir la cape que pour le plaisir d'une nouvelle experience. Donc richesse et sexe te rapportent 3xp.

Fabien:
Tu as transforme ton porteur en voyeur, et tu l'as fait s... son compagnon. C'est vil, c'est glauque et tordu. C'est une experience pour ton porteur. Il ne pourra plus jamais regarder son compagnon de la meme facon. Meme si ton porteur a techniquement moins participe que celui de Romeo, ou plutot moins donne de sa personne, Sexe te rapporte 4xp.

Les porteurs:
N'oubliez pas de comptabiliser vos echecs et reussites critiques, sans ca, pas d'xp.

Nicolas:
1 xp "caract" a comptabiliser separement. Voir le post dans la partie Regles et Background.
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