Maudits jusqu’au bout des bois…

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Maudits jusqu’au bout des bois…

Message  Romeo le Mar 23 Sep - 0:35

Pendant que les hommes se saoulaient au Lex saloon, Media a profité de l’après-midi pour aller fouiner dans la ville, assumant totalement sa nature de journaliste. Elle a ainsi appris que le chef de gare avait été retrouvé mort, visiblement mangé par des coyotes, et sur le chemin du retour à son hôtel, on lui apprit que le tenancier du Jewels s’était cassé le dos en tombant d’une échelle alors qu’il réparait les fenêtres de son établissement, soufflées par l’explosion du General Store la veille au soir. Les morts commençaient à devenir monnaie courante, une simple paralysie vient mettre un peu de couleur au tableau. En fin d’après-midi, exactement au moment où la joute verbale a lieu autour d’une table du Lex saloon, un des locataires de la pension Jenson vient trouver Media. M.Tunney – justement celui-là même qui s’est pris un pot de fleur sur la tête la veille – souhaiterait s’entretenir avec Media et ses amis. Ils sont donc priés de passer le voir à sa pension.

En début de soirée, quand les 3 cavaliers rejoignent Media au Jewels et attendent le savant-fou qui transporte péniblement sa chaudière à pied depuis le campement des chasseurs. Une fois réunis, ils se rendent à leur rendez-vous. Frank Tunney est embarrassé, et a besoin d’aide. Sa sœur, Betsie Tunney, fervente religieuse a suivi les « Disciples de l’Obédience », menés par le révérend Ephraim Wickliffe – qui prêche l'adhérence a la Sainte Bible et la voie vers le Paradis – jusqu’en Arizona, où elle n’a plus donné de nouvelles depuis plusieurs jours. Ce qui n’est pas dans ses habitudes. Frank irait en principe lui-même à sa recherche, mais le docteur a été formel, il doit être suivi et se reposer suite à son accident de la veille. En effet, le pot de fleur pourrait engendrer des lésions cérébrales, dit-il pompeusement. Il demande donc à ce groupe hétéroclite, sachant très bien qu’ils ne sont pas d’ici, et qu’ils ne sont plus vraiment les bienvenus dans ce village. Il ajoute également que la mission des disciples de l'obédience est localisée dans un point reculé du désert de l'Est de l'Arizona, à 4 jours de cheval au Nord-Est de Tombstone, à 50 milles au sud du village de Pueblo Viejo. L’indien ne perdant pas le nord s’empresse de lui demander à combien d’élève les honoraires et ils  conviennent d’une coquette somme par tête pour ramener la sœurette vivante.

Une fois ces renseignements notés, ils décident de passer la nuit au Jenny, tout en laissant leurs affaires au Jewels, pour brouiller les pistes des fois que les chasseurs de bisons menés par Jean Duval viennent les y déloger. Le savant-fou résiste aux plaisirs charnels pour préférer sa relation platonique avec la journaliste. L’indien, toujours aussi paranoïaque, préfère partager la chambre du prêtre plutôt que de se retrouver seul. Quant au cowboy, non content de sa collection de morpions, il cherche à compléter sa liste de maladies sexuellement transmissibles en compagnie d’une nouvelle gueuse, pour une partie de la nuit en tous cas...

Le lendemain matin, au sortir du saloon et quelques peu chassé par le tenancier, les commérages vont bon train. Le télégraphe a été retrouvé pendu à son poteau, avec sur son front écrit avec du sang le mot « commérage ». Tout porte à croire que c’est à la suite des menaces proférés par l’indien et ses compagnons qu’il a été mis au silence. C’est du moins ce que pense la population. Sauf évidemment les 5 étrangers, qui savent très bien qu’il s’agit d’un coup monté. Ils décident malgré tout d’aller au bout de leur plan : rassembler des villageois pour organiser une battue et tuer tout petit animal pouvant tenir dans une des caisses vues la veille.



Mais absorbés par leur conversation sur le chemin de l’église, ils ne voient pas les 2 chasseurs de bisons, Thomas et Jean Duval, en plein milieu de la rue, leur tirer dessus. Hank se rue vers Jean et le trou de plusieurs balles, le Père Virgil se jette sur lui pour le mettre à l’abri, pendant que l’indien disparaît derrière les maisons. Les deux chasseurs de bison, voyant Jean à terre serrant ses viscères, prennent la fuite, suivis de près par Thomas, malgré les tentatives ratées des Hexes de Rex. Colombus et Media font demi-tour pour se mettre à l’abri mais tombent nez-à-nez avec le grand Henry, scattergun à la main. Le temps d’allumer sa tronçonneuse, le savant-fou se fait allumer, quant à Media, elle tente d’allumer l’Henry qui reste insensible aux charmes de la donzelle et imperméable aux balles de son derringer. Le couple se retrouve rapidement dans un charmant bain de sang, le shotgun au contact étant vraiment dévastateur. Rex arrive finalement à le blesser avec son Hexe, puis Hank l’achève en vidant son barillet. Grace à quelques miracles du Père Virgil – intervention divine dirons-nous – et à un travail d’équipe, certaines blessures se referment, permettant à Colombus de se remettre sur pied, et à Media d’être conduite chez le médecin. Une fois les armes récupérées sur les 2 dépouilles, les 4 survivants de la fusillade, sous l’injonction du Père Virgil, acceptent de traîner les deux corps jusqu’à l’église. Mais quelle ne fut pas leur surprise de trouver le Père Daniels baignant dans son sang, visiblement tué par son Seigneur. En effet l’énorme crucifix mural lui est visiblement tombé dessus. Quelle ironie du sort. Les quatre compagnons trouvent rapidement des traces de petit animal partant du sang du curé les menant jusqu’au cimetière.

L’atmosphère dans le cimetière est très lourde. Chacun est sur ses gardes, armes au clair. Un bruit, Rex sursaute et manque de blesser Hank, heureusement avec un Hexe inoffensif. Quant un lapin sort de derrière une tombe. Mais ce lapin n’est clairement pas une création du Tout-Puissant, se dit immédiatement le Père Virgil, qui essaie de rationaliser. Pourquoi a-t-il des bois sur la tête. C’en est trop pour Colombus, qui prend ses jambes à son cou. Il aura certainement eu son compte en créatures surnaturelles [lire aventure précédente, note du traducteur], et cette créature sortie d’outre-tombe lui laissera à jamais une peur incontrôlée des cimetières. De son côté, Rex bien que choqué, arrive à surmonter cette peur, mais se dit inconsciemment que des lapins ne devraient pas avoir de cornes, qu’aucune créature en fait ne devrait avoir de cornes. Quelle horreur ! Des cornes ! En revanche, Hank, probablement habitué à pire, dégaine, tire, rate. Il tire encore. Et rate encore. A chaque balle évitée d’un petit bond, le lapin le regard d’un air goguenard, lui signifiant « tu m’as raté espèce de gros naze ». Notez que pour un as de la gâchette, ça le fait pas. Après avoir ainsi vidé son barillet, et plus encore, il part, la queue entre les jambes. Quand un deuxième Jackalope apparaît. Puis un troisième. Rex arrive finalement à en toucher un avec son scattergun, le réduisant simplement en bouillie prête à déguster avec un peu de moutarde. Cela redonne courage au Père Virgile, qui en shoot un avec sa Winchester – ce n’est pas une créature du Bon Dieu – et Hank arrive à laver son honneur en trouant le dernier de deux balles. Il était temps, Colombus arrivait, tronçonneuse allumée, prêt à couper des cuisses de lapins ! Ils récupèrent, récupèrent également les deux dépouilles à peu près « potables » en guise de preuve et retournent au Jewels. Où ils sont aimablement priés de mettre les voiles. Ils apprennent également que l’imprimeur a été retrouvé mort écrasé dans sa presse peu de temps avant dans la matinée. C’aura été, se disent-ils, la dernière victime du Bayou Vermillon.

Ils se rendent au camp des Dixie Rails pour donner au capitaine les « preuves » et lui demander de les faire parvenir au Ranger Dwayne C Norris. Ils lui envoient également un télégramme pour lui signaler que l’histoire est réglée. Ils se débrouillent ensuite pour acheter une petite carriole pour y transporter Media encore un peu affaiblie mais sortie d’affaire, et prennent la route pour l’Arizona, le cœur de plus en plus léger. Sauf peut-être pour Hank, qui reste sans cesse sur ses gardes. Il voit lors de la quatrième nuit une silhouette à cheval au loin. Le cinquième jour ils croisent une corde pendue, rendant Hank très nerveux. Mais il semble se détendre en arrivant en ville, surtout en apprenant qu’ils vont maintenant prendre le train…
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