Le puits des âmes

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Le puits des âmes

Message  Romeo le Mar 23 Sep - 0:37

Tombstone est célèbre en Arizona pour son journal à sensation, le Tombstone Epitaphe. La plupart des gens savent que parmi les quatre ou cinq cents habitants, beaucoup sont là pour les mines d’argent. Mais tous ces détails, nos aventuriers n’en ont entendu que de vagues échos. Ce qu’ils apprennent vite, en revanche, au détour de conversations dans un petit saloon, c’est que Tombstone, ainsi que les villes avoisinantes, sont en territoire apache, et donc qu’il ne fait pas bon s’aventurer trop loin de villes, seul. En demandant l’avis du curé, le Père Virgil apprend que la mission est là depuis environ 18 mois, et que selon lui, Ephraïm est un charlatan – qui se défini comme étant le Prophète – et que ses disciples le suivent aveuglément, quitte à lui donner tous leurs biens. Cependant, depuis deux mois, il n’a plus vu la personne en charge de la correspondance. Alors que le groupe se dirige vers la poste locale, Hank prend congés, ayant des affaires plus urgentes, dit-il. Le responsable du courrier de Tombstone leur confirme que personne n’est venu s’occuper de la correspondance de la mission depuis deux mois, et que s’ils devaient croiser le Gang des Cowboys, mieux valait faire profile bas. Le Marshal, s’il ne passait pas ses journées à décuver, serait aujourd’hui à leur poursuite, mais hélas…

Au bout de quatre jours de marche dans le désert – en tous cas, la route est vraiment peu fréquentée, le village de Pueblo Viejo est en vue. Ce petit village de moins d’une demie-centaine d’âmes semble bien plus accueillant que Little Hills, et pourtant, les villageois, voyant l’indien, tirent tout de même leur rideaux. Sait-on jamais. Les renseignements récoltés ici sont aussi maigre que les quelques poules s’aventurant dans la rue principale : la mission avait pour habitude de venir se ravitailler une fois par mois, mais personne n’a vu de missionnaire depuis deux mois. Ce qui n’a pas l’air de les déranger, Shérif inclus. Ce dernier a tout de même quelques détails supplémentaires : la mission, établie à environ une journée de cheval de Pueblo Viejo, a été établie en plein cœur d’un territoire apache par environ 40 missionnaires, et que depuis la création, d’autre fidèles – ou fous, selon le shérif – ont rejoint les rangs.

C’est donc le surlendemain, alors que le soleil est à son plus haut point, que les aventuriers, en nage, aperçoivent le mur de fortification blanc de la mission. Le portail entrouvert et le calme y régnant d’inspirent pas bon augure. Les vautours tournoyant haut dans le ciel encore moins. L’indien, toujours aussi paranoïaque, et sûr d’avoir été observé la nuit dernière, fait le tour de la mission avant d’y pénétrer. Il découvre ainsi un petit sentier partant vers le nord-est, s’enfonçant dans le désert et allant jusqu’à une petite colline. LOrsqu’ils pénètrent dans la mission, le Père Virgil est désolé de voir 4 corps (3 hommes et une femme), recouverts de flèches et de balles. Un rapide diagnostic des corps permet à Colombus d’estimer leur mort à environ 2 mois, ce qui corrobore le fait qu’ils n’aient donné aucun signe de vie depuis lors, et pour cause. Une inspection des cinq bâtiments devient donc nécessaire.

Ils ne trouvent aucun corps dans le réfectoire, rien non plus dans le bureau du révérend, mise à part un lit défait et une lampe à huile renversée. Après une rapide inspection du bureau, le Père Virgil trouve un livre codé, qu’il comprend rapidement – avec l’aide du cerveau du groupe, aka Colombus – être codé avec les numéros des versets de la Bible. Il va lui falloir du temps pour déchiffrer ce livre, mais il s’y attèle dès l’instant. Le dortoir des hommes, divisé en 2 pièces de 10 lits chacune, compte en tout 8 corps, quid étendu au sol, quid encore dans leur lit, visiblement pris par surprise dans leur sommeil. 11 lits sont défaits. Le dortoir des femmes quant à lui abrite 7 corps de femmes, pour 8 lits défaits. Cela fait donc au total 11 corps d’hommes pour 11 lits défaits, et 8 corps de femmes pour 8 lits défaits. Le corps du révérend semble manquer, mais celui de Betsie est probablement parmi ces 8 cadavres, impossible à identifier, même après une fouille des affaires personnelles des missionnaires féminines. Le cinquième bâtiment, la chapelle, élève fièrement sa cloche à 6m de hauteur. Une fois à l’intérieur, il y règne un calme de mort, très peu de lumière filtre au travers des vitraux rouges, donnant à la scène une impression très lugubre, comme si tout baignait dans le sang, renforcée par les draps rouges tendus au fond de la chapelle. Le dernier élément à inspecter est le puits au milieu des 5 bâtisses. Lorsque Média y jette un œil, elle est persuadée d’y avoir vu le visage d’un cadavre putréfié. Mais le manque de lumière ne permet pas d’en savoir plus, pour l’instant.

Ils décident de fouiller de nouveau, plus en détails cette fois, la chambre et le bureau du révérend. Dans la bibliothèque, ils trouvent de nombreux livres dont la couverture ne correspond pas au contenu. Le Père Virgile, après en avoir feuilleté quelque uns, se rend compte qu’il s’agit de livres hérétiques d’invocation et de contrôle de créatures des Enfers. Cela n’annonce rien de bon. Dans la chambre, Rex trouve une trappe cachée sous une commode, s’ouvrant sur un sous-terrain taillé dans la pierre. Ils s’y engouffrent en file indienne, l’indien et sa lanterne en tête. Ils suivent différents couloirs, et comprennent peu à peu que les couloirs suivent les bâtiments en extérieur, épousant la même forme qu’eux : un pentacle, dont chaque point est surélevée, et s’ouvre sur un des bâtiments. Lorsqu’ils arrivent ainsi sous la chapelle, ils y découvrent un autel recouvert de sang séché, d’où coulent 2 rigoles sur chaque branche du pentacle en direction du pentagone central, qui lui est recouvert de sang séché sur toute la longueur. De retour à l’air frais du soir, ils préfèrent regrouper les corps dans un seul dortoir et essaie de les y bloquer, et passent la nuit dans la chambre du révérend.

Au milieu de la nuit, alors que Rex est persuadé de voir des ombres s’approcher peu à peu de lui, le Père Virgil crie : il vient de faire un horrible cauchemar. Il a vu dans la mission des foyers à plusieurs endroits, avec des ombres semblant passer de foyers en foyers, il a vu les cadavres des disciples tués par ces ombres, et il a vu une fillette, apache, avec sa poupée, quand il l’empoigna par les cheveux, il découvrit avec stupeur qu’elle avait été égorgé, ainsi que sa poupée, mais cela ne l’empêcha point de pousser un rire maléfique qui réveilla le Père de son cauchemar. Au petit matin, une fouille des cendres de l’unique foyer permet à Média de trouver des petites gouttelettes d’or, sans trop savoir d’où elles peuvent provenir. Profitant de la lumière du jour, Rex et Colombus suivent à cheval le sentier s’éloignant de la mission, pour arriver en haut de la petite colline surplombant la mission, et y découvrent un pupitre et 4 bancs, mais tous dirigés face à la mission, comme s’ils étaient là pour assister à un événement prenant place dans la mission. De retour à la mission, et profitant du zénith, Colombus tente de descendre dans le puits après que l’indien a décroché la corde de la cloche. Au fond, le savant fou met les pieds sur des cadavres, beaucoup de cadavres, de blancs à première vue. C’en est trop, il faut ressortir. Mais lors de sa remontée, il glisse et tombe dans ce charnier, son esprit perd alors les pédales, il sort du puits tremblant, en état de choc. Rex passe le reste de la journée à creuser des tombes pour y mettre les 19 corps, espérant ainsi passer une meilleure nuit.

En fin de journée, après une journée et demie de lecture et de décodage, le Père Virgil explique les dernières entrées du livre à ses compagnons. Une des dernières, du 28/09/1871 (soit 4 ans plus tôt), fait part du déclin d’Ephraïm. Il cite « mes biens ne sont pas suffisants, mes ressources sont limitées ». Le 12/03/1872, le nombre de disciples augmente. La dernière entrée, du 09/06/1874, indique qu’il a passé un accord avec un certain Bouchard. Cette entrée date d’environ 10 mois. La première entrée, du 03/02/1868, indique qu’il a trouvé un abri dans des vieilles ruines, à 2 jours de cheval d’Albuquerque, et y a trouvé une dague ornée. Le 12/12/1869, il est heureux d’avoir gardé cette dague, qui lui permet de se définir comme le Prophète. Le 13/06/1870, il indique que cette dague lui a donné un don.

Après avoir conté ces histoires à dormir debout, Virgil, Média et Colombus dorment à point fermés pendant que Rex, encore une fois guettent les ombres mouvantes dans la nuit noire. Père Virgil sort, assiste à la même scène que la veille, mais cette fois la petite arrive à se dégager de l’emprise de Virgil, court vers les portes de la chapelle, s’arrête et chante « Ici est l’église, ici est le clocher, ouvre la porte et vois les gens », elle ouvre alors les portes et le Père Virgil voit des corps pendus aux poutres, avant de se réveiller…

Romeo

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