Des Mines et du sang

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Des Mines et du sang

Message  Romeo le Mar 30 Sep - 15:36

Dans un nuage de vapeur et un crissement de métal, le train loué par Dillinger se lance sur les rails du Bayou Vermillon. Prochaine et première étape, Red Rock, petite ville minière dans les Rocheuses, à trois jours de Tombstone. Le train comporte une voiture aménagée pour le personnel, comprenant trois stewarts, deux ingénieurs, deux cuisiniers et un technicien de surface, suivie d’une voiture renfermant les bagages, fermée la nuit, puis une voiture comprenant dix couchettes pour les dix hommes employés par Dillinger (James Anderson et ses quatre tireurs, les deux savant fous, le zoologiste, l’Allemand et l’indien), vient ensuite une voiture lounge avec tout le confort nécessaire à la détente, puis la voiture restaurant, suivie de la voiture musée, fermée par une clé gardée par Dillinger, et enfin la voiture des appartements de Dillinger, elle aussi fermée à clé, et pour finir la voiture de queue rassemblant tout le bric-à-brac et l’équipement des gens à bord, ainsi que les chevaux.

Alors que le train commence à peine à prendre de la vitesse, Virgil voit des silhouettes encapuchonnées sur les toits, visiblement en train d’assister au départ. N’arrivant pas à les identifier, il décide d’installer son trépied pour en prendre une photo et pouvoir l’étudier plus tard. Occupé par son installation, il sursaute en entendant des coups de feu. Alertés, Colombus et Folkler voient James Anderson tirer sur ces silhouettes. Mais le train prenant de la vitesse, malgré sa très grande précision, James n’arrive pas à en toucher un seul. Et le train est déjà loin. Les silhouettes ne sont plus qu’une petite tache au loin. Et Virgil vient tout juste de terminer son installation… trop tard. Dillinger arrive, prend état de la situation, et décide de mettre James Anderson à la tête de la sécurité, appuyé des quatre autres tireurs. Quant aux quatre « érudits », ils sont pour l’instant épargnés des tours de garde. Dillinger va même jusqu’à leur demander de laisser leurs armes à feu à Anderson, n’en ayant pas besoin dans le train, mais après moult paroles et arguments d’Harrietta, Dillinger tolère qu’ils les gardent, à condition qu’elles ne soient pas visible lors des étapes d’érudition. L’idée étant de montrer qu’une personne civilisée et éduquée n’a pas besoin d’arme à feu. Il propose ensuite de leur faire faire le tour du train, notamment du musée, et de leur présenter ses pièces de collection. Ils suivent donc tous Dillinger dans son discours et découvrent les trésors que Dillinger s’apprête à montrer aux « rustres du sud ». Tous, sauf Rex évidemment, encore alité, ainsi que Alexander, le majordome de Dillinger qui veille à son chevet, et lui applique un baume de cicatrisation. C’est ainsi que Dillinger montre à ses invités (ou plutôt employés) différents portraits de nobles, des murs de livres renfermant entre autres les plus célèbres pièces de théâtre, le fameux livre de Hoyle, une couronne dorée, différentes armes moyenâgeuses rapportées d’Europe et le clou de sa collection, protégé sous une cloche de verre et placé sur un petit coussin rouge, un magnifique pendentif doré retenant une énorme émeraude grosse comme le poing d’un nouveau-né. Il l’aurait acheté, leur avoue-t-il, à un antiquaire espagnol à Casablanca, elle aurait appartenue à un calife dans le désert de Shéhérazade… Et il continue son histoire comme s’il contait les milles et une nuit.

Une fois la visite commentée terminée, Folkler prend Dillinger à part et le met en garde contre le livre de Hoyle, contre les Huksters, contre les Terres de Chasse, contre les convoitises qu’il pourrait attirer. Dillinger se met à lui rire au nez, visiblement pas du tout convaincu. Il va même s’empresser de raconter cette « bien drôle histoire » à Lilly LaFleur. Quelques heures plus tard, Dillinger convoque un par un Virgil, Folkler Colombus, puis Harrietta, pour leur demander de préparer une petite conférence sur un sujet qu’ils maîtrisent lorsque le train se sera arrêté. La vie trépidante des vaches dans les montagnes, les grandes lignes de l’histoire de l’Europe, des démonstrations du bras mécanique ou encore l’ingénierie. Autant de sujets passionnants – à ses yeux – que les quatre érudits devront vulgariser pour être compréhensibles par les petites gens qui leur feront face. Lors de son entretien avec l’Allemand, celui-ci remarque que Dillinger a l’air de (vraiment) bien connaître sa claymore, sa relique familiale, mais ne semble pas être au courant de son utilité. Quand vient le tour d’Harrietta, préalablement briefée par ses compagnons pour essayer de se rapprocher de Dillinger et subtiliser la place de favorite à la métisse, la femme savante essaie maladroitement de lui faire du charme. Dillinger semble charmé pas ces essais, et ne semble pas s’offusquer quand Harrietta lui demande, l’air tout à fait sérieuse : « vous n’avez pas chaud avec votre chapeau ? ». Les femmes de la science ont décidément encore beaucoup de progrès à faire dans certains domaines. C’est ainsi que le train continue son chemin.

Durant les trois jours de voyage, Rex essaie en vain d’approcher le livre de Hoyle, prétextent vouloir apprendre ce jeu, mais Dillinger fini par lui apprendre directement, sans le laisser toucher à sa pièce de collection. Le deuxième jour, Folkler ne se sent pas bien. Après un rapide diagnostic, Colombus comprend qu’il a été empoisonné, mais malheureusement personne n’a de remède. Il lute pendant plus de douze heures pour finalement vaincre ce poison, et reprendre un peu de forces. Une fois rétablis, aidé d’Anderson, ils organisent une fouille, qui ne donne rien. Sauf peut-être les sous vêtements de Lilly LaFleur dans les affaires personnelles de Colombus… qui nie en bloque. Evidemment. Bredouille, Folkler ne peut que supputer qu’il s’agit d’un coup du Bayou Vermillon, où il n’a pas que des amis. Mais sans preuve, il ne peut rien faire.

Dans l’après-midi du troisième jour ils arrivent à Red Rocks, petites villes d’environ deux cents habitants, pour la plupart mineurs (de profession, sinon cela ferait beaucoup de précoces). Après quelques échanges avec les péquenauds du coin, ils décident de partir à la recherche d’une guinguette pour se dessécher le gosier. Mais le Marshal de la ville – car même une petite ville de deux cens âmes a droits à son Marshal – vient à leur rencontre qu’il les tolère à condition que cela ne créé pas de grabuge. Le Marshal Xuan – il aura certainement eu un parent asiatique – ne se montre guère aimable, et son autorité se fait bien sentir. Mais Dillinger et sa langue arrivent pour dérider la situation, et propose soirée libre pour tous ceux qui ne sont pas de garde. Colombus reste donc surveiller le train en faisant des rondes autour, tandis que deux gunslingers montent la garde devant chaque porte du musée, et Rex est sur le toit à guetter les ténèbres – qu’il voit bien agitées. Pendant ce temps, Dillinger, Folkler, Virgil et James Anderson et deux de ses hommes arrivent au saloon du Red Nugget, mais l’intérieur est plein à craquer, et personne pour ne laisser de place aux invités. Après moult palabres et quelques piécettes savamment disposée dans le creux de certaines mains, les aventuriers obtiennent finalement une table et Dillinger de proposer aux sauvages une partie de cartes. Mais après quelques tours déjà, voyant le lord anglais gagner coup sur coup, ils soutiennent mordicus que Dillinger triche. L’un d’entre eux bascule la table et s’apprête à frapper Dillinger quand Folkler arrête le coup. Mais Dillinger n’apprécie que moyennement le fait d’être materné, et congédie le chevalier teutonique, qui, bien évidemment, ne veut pas s’en aller. Il dégaine sa relique dans dans l’intention de frapper Dillinger du plat de son épée. Mais James Anderson veille au grain, croyant, comme tous les gens présent, que le chevalier était pris de folie et voulait tuer son employeur, il tire. Or par le plus heureux des hasards, Il rate ! Le teuton doit être protégé par la führer de son dieu… Puis prend la poudre d’escampette. Alerté par la pagaille et les coups de feu, le shérif Xuân arrive comme une fleur au printemps, suivis de près par le maire du village, un certain Offeneur, qui s’empresse de lécher les bottes du lord British, espérant s’attirer ainsi ses bonnes grâces et quelques aides pour les élections prochaines. Le shérif, lui, imperméable à tout visiblement, ordonne à la troupe itinérante de rester confiner dans leur train jusqu’à leur départ, sous peine de se faire tirer dessus, et les conférences devront être faites à l’intérieur.
De retour au train, James Anderson donne l’ordre de tirer à vue sur Folkler aux deux pistoleros, à Rex et Colombus, qui continuent leur tour de garde. Virgil reste conspirer avec Colombus, cherchant un moyen de destituer James Anderson de son rôle de chef de la sécurité car selon lui, il y a anguille sous roche avec ce tueur à gages. C’est justement à ce moment-là qu’un zombie arrive, clopin-clopant mais suffisamment laid pour faire fuir Rex du haut de son toit, un des deux pistoleros et Virgil, qui prennent leurs jambes à leur cou. Colombus, lui, préfère s’évanouir. Il a décidément vu trop de choses horribles… Il ne reste donc plus qu’un tireur qui s’acharne sur le mort-vivant et vide son barillet. Mais l’allemand arrive à temps, et découpe le zombie en petits dés à l’aide de sa relique tueuse d’abominations. Le shérif Xuân, comme à son habitude, arrive après la bataille, et reconnaît le cadavre : un étranger qui a gagné – un peu trop – au poker la semaine passé qui s’est fait descendre et enterrer. Comment diable a-t-il fait pour se relever ? Il demande aux témoins de garder le silence le temps que l’affaire soit résolue. Après quelques minutes, Virgil revient enfin, affolé, à toutes jambes. Il informe ses compagnons qu’il a vu – ou cru voir – des virevoltants démoniaques, les mêmes que ceux que Rex avait vu dans les Terres de Chasse. Le reste de la nuit, bizarrement se passe tranquillement.

Le lendemain matin, Dillinger propose à Folkler de le garder, à condition qu’il exhibe sa grosse relique dans le musée, et évidemment de monter la garde dans le wagon musée. Dès huit heures la troupe itinérante met en place le circuit proposant aux sauvages du village de traverser le lounge, puis le wagon restaurant pour terminer par la voiture musée, avant de sortir.


Dernière édition par Romeo le Mer 1 Oct - 1:24, édité 1 fois
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merci

Message  Gaetan le Mar 30 Sep - 15:51

Merci Romeo. Comme d'hab, bon resume.

Note: La ville, c'etait Tombstone. Et le Marshall, c'est Sloan (pas Xuan, t'es reste trop longtemps au Vn toi...). Le maire, t'as aussi ecorche son nom, mais on s'en fout.

Moralite de l'histoire: Messieurs, sortez couverts, une gente demoiselle vous demandera de tomber le chapeau.
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