02 - Manipulation de masse

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02 - Manipulation de masse

Message  Romeo le Mar 16 Déc - 23:49

Annales de Gaïa, an de Grâce 989 après le Christ, île de Corvinus.

Avant de se recueillir à l’église, Pilate, Julian et Gen se mettent d’accord pour aller vérifier qu’aucun débris du zeppelin ne se trouvent là où ils ont atterri. En effet, seuls quelques planches mousseuses laissent penser que des bateaux de pécheurs se sont échoués quelques mois voire années plus tôt. Mais pas de trace de zeppelin. Ils errent ensuite sur la place du village, glanant quelques informations concernant la fête organisée le lendemain soir célébrant le dixième anniversaire de l’arrivée du Marquis sur l’île. Autre fait étrange, la tempête rendant difficile l’accès à l’île dure depuis 10 ans également… Simple coïncidence ?

Ils essaient ensuite de trouver les Maccordagar, car les fouineurs ont toujours d’intéressantes anecdotes à raconter. Après un accueil des plus froid, John, le père des 3 enfants Maccordagar, semble se détendre quand Julian lui propose son aide dans l’amélioration de ce qu’il appelle sa collection : divers objets de diverses valeurs ayant appartenus aux habitants du village. Au fil de la discussion, ils comprennent que cette famille n’a rien entendu ni vu quoique ce soit d’anormal ces dernières heures (comme un zeppelin s’écraser par exemple), en revanche des petits détails amusant sur la vie du Marquis : il aurait peur de la lumière, les gens disent même qu’il serait un vampire, et son chef de la garde, Emile, n’aurait pas hésité à tuer des gens trop curieux.

A peine sont ils revenus au village qu’un carrosse s’arrête juste devant eux. Emile Zolt les informe que le Marquis voudrait les avoir à dîner le soir même, et les invite à monter dans le carrosse. Après une bonne demi-heure de chevauchée dans ce luxueux carrosse, ainsi que quelques potins échangés, notamment sur les déboires amoureux du Marquis, ils sont accueillis par une dizaine de gardes et quelques serviteurs. Le Marquis fait son entrée dans la grande salle, grisonnant du haut de ses 50 ans, mais l’air toujours alerte et quelque fois hautain, il propose à ses hôtes de prendre place autour du banquet et s’assied sur son immense trône taillé dans la pierre. Il nie évidemment être un vampire, et le reste de la discussion reste assez vague mais donne quelques indices sur ses occupations, ses origines et ses motivations.

De retour à l’auberge, la nuit, Gen fait un étrange rêve :
il n’y a qu’ombre et silence. Je m’approche et voit une porte au sein des ombres, recouverte de gravures étranges. La porte s’ouvre d’elle-même, et dévoile une vaste pièce éclairée par une bonne soixantaine de bougies, ainsi que par une grande baie vitrée. La tête contre cette baie vitrée, une fillette d’une dizaine d’années aux très longs cheveux tourne la tête doucement. Il ne s’agit pas d’une fillette mais bien d’une jeune demoiselle. Lorsqu’elle me voit, elle me sourit après avoir dissipée la brume de surprise voilant son visage. Elle me demande qui suis-je, puis me propose de la retrouver, même s’il ne reste plus beaucoup de temps, me dit-elle.
Gen se réveille en sueur, ne sachant plus s’il s’agissait d’un rêve ou d’une prémonition. Mais la sensation bizarre est toujours là. Au matin, tous se sentent fatigués, épuisés, comme s’ils avaient travaillé des jours durant. Quand elle les voit dans ce piteux état, Miriam leur confie qu’ils lui rappellent le Père Scott car peu de temps après son malheureux accident, lui aussi avait les traits tirés. En revanche son mari, décédé en tombant malencontreusement dans les escaliers le lendemain de leur nuit de noce, ne semblait pas épuisé comme eux. Elle leur rappelle également que le Père Scott avait une protégée, une certaine Catherine, qui passe ses journées au cimetière.

Ils la trouvent effectivement assise sur une tombe et train de regarder celle du Père Scott, tout en chantonnant un air étrange, dans une langue inconnue de tous. Chacun entend alors un écho de cette chanson, ce qui attire l’attention de Catherine, et se rend compte, enfin, de la présence de ces étrangers. Elle leur dit que sa mère la lui chantait petite, lorsqu’elles sont arrivées toutes les deux, et ont été recueillies par le Père Scott, mais sa mère est malheureusement morte 3 semaines après leur arrivée. Tout cela c’est passé avant que le Marquis n’arrive sur l’île. Quand les étrangers lui parlent des navettes, elle ne semble pas comprendre, car pour elle, il n’y en a pas. Tout porte à penser qu’il n’y a effectivement pas de bateau. Et que le Marquis n’est pas si honnête que ça. Il est temps d’unir leur force pour lutter contre cet ennemi commun, responsable à n’en pas douter de la mort du Père Scott. Quand Catherine avoue avoir certains pouvoirs qu’elle ne sait pas maîtriser, et être venue avec sa mère se réfugier ici pour fuir l’Inquisition, Julian, Gen et Pilate lui raconte tout ce qu’ils viennent de vivre. Julian raconte même avoir vu un cadavre mutilé dans une caisse sur le zeppelin, puis entendu un craquement avant de perdre connaissance, petits détails que ses compagnons ne connaissaient pas. Catherine les informe que le Père Scott a été enterré avec un journal, peut-être contiendrait-il des éléments importants. Pilate va donc chez le forgeron, emprunter une pelle, et demande au passage comment se passe les départs en navette : tous les 2 ou 3 mois 4 ou 5 villageois sont conduits par des gardes du Marquis et ne reviennent jamais. Mais lui n’a pas envie de partir, il est bien là, il n’a pas peur du Marquis, ni de sa garde. Il se vante même d’avoir passé une déverrouillée à Emile. Puis Pilate s’en va, sans que le forgeron ne se souvient de quoique ce soit.

De quelques coups de pelle, Gen déterre le cercueil de feu le Père Scott, l’ouvre, et récupère d’entre les mains de ce cadavres de 6 ou 7 ans le fameux petit carnet. Très peu d’entrées malheureusement, mais très riches en informations. Ils se rendent tous ensemble au bateau-prison, arrivent devant une petite falaise d’une quinzaine de mètres de haut. Julian, ayant une confiance aveugle en ses compagnons, saute dans le vide. Gen a juste le temps de prononcer quelques mots dans une langue étrange, que la chute de Julian est amortie, et touche délicatement le rocher 15m plus bas. Mais les sauts de rochers en rochers s’avèrent une autre épreuve pour Julian, qui manque un de ses sauts et se retrouvent dans l’eau. Gen, aveugle au danger quand il s’agit de sauver la gente féminine, tend la main mais la mousse des rochers le fait glisser, et tombe maladroitement sur Julian. Après quelques secondes d’affolement, les deux compères se rendent compte qu’ils ont pieds, et remontent aisément sur les rochers, pour enfin arriver au bateau-prison. Le pont de celui-ci est recouvert de moisissure. Il est là à n’en pas douter depuis un certain temps. Ils passent quelques salles d’archives, empruntent un couloir aux murs sculptés d’étranges signes que Gen identifie comme étant des caractères militaires, puis arrivent à un portail métallique couvert de runes. Là encore, Gen note que ces symboles représentent la Croix de Tol Rauko, autre nom des Templiers. Sur le plancher, ils voient une traînée sculptée dans le plancher, comme si quelqu’un avait tiré quelque chose d’extrêmement lourd depuis l’intérieur vers l’extérieur du bateau-prison. Avant de pénétrer dans cette salle, ils suivent les indications du carnet du Père Scott, pour retrouver les notes cachés dans la cabine de pilotage.

Ces notes expliquent le fonctionnement d’un artefact, le Flauros, qui aurait 3 positions :

  • Chronos, en forme d’horloge : il permet de voler les énergies obscures proches ou dans le sang y aurait été versé
  • Andrael, en forme de pyramide avec des yeux : il permet d’ouvrir une porte sur un autre monde
  • Belfegor, en forme de sphère avec 4 aiguilles : il permet de sceller et de contenir.

Ils vont ensuite explorer la pièce sombre. Ils comprennent vite qu’il s’agit de la prison, les murs sont fait d’un étrange alliage noir qui visiblement absorberait ou en tout cas diminuerait la puissance magique. A chaque coin de la prison, ils peuvent voir un cylindre, seul l’un d’entre eux semble avoir été occupé, et vidé, car la porte reste béante. Celui-ci porte le nom de Galael. Au centre de la pièce se dresse un piédestal avec au milieu un trou sphérique, et à son côté restent les traces d’un objet rectangulaire très lourd, traîné visiblement vers l’extérieur. Cela aurait très bien pu être un coffre, un cercueil, etc. Difficile de savoir avec le peu d’information. Mais les notes font état d’un autre lieu, outre ce bateau-prison. La cathédrale. Catherine leur montre le chemin.

Romeo

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