L’homme aux boules d’or

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L’homme aux boules d’or

Message  Romeo le Mar 23 Sep - 0:39

A l’aube de leur troisième journée dans la mission, les 4 aventuriers entendent du bruit à l’extérieur. A peine remis de leur nuit agitée, ils sont soulagés de voir que c’est Hank, qui a finalement retrouvé leur piste. Après un bref debriefing, ils s’accordent à laisser le Père Virgil décoder l’ouvrage du révérend Ephraïm, pendant que Media et Colombus fouillent de nouveau le dortoir des femmes et que Hank et Rex suivent les traces du sentier à l’extérieur. N’ayant pour l’heure guère autres pistes.

Après quelques heures à explorer une grotte n’abritant que deux paires de menottes accrochées à la roche – où certains auront du passer de longues heures de solitudes – les deux pistoleros retournent à la mission faire part de leur impasse au couple tout autant stérile… dans leurs recherches. Le seul détail ayant attiré leur attention est que les lits non défaits ont des affaires très bien rangées dans leurs malles respectives, ainsi qu’un peu de poussière sur les couvertures. Le dortoir des hommes laissent les 5 compagnons tout autant stériles. Autant d’impasses refermées.
Quand soudain arrive, à défaut de Zorro comme il est de coutume dans tout bon récit du Far West, un groupe d’une demi-douzaine d’hommes, et demandent à entrer. Le Père Virgil, en bon Samaritain et complète inconscience ouvre les portes aux étrangers, qui s’avèrent entre Emile Bouchard et ses hommes, et font prisonniers le col blanc, le peau rouge et Hank, vert de rage de s’être fait berner aussi facilement. Ligotés, ils attendent au soleil devant le puits que les hommes de Bouchard mettent la main sur Média et Colombus qui se sont enfuient dans les souterrains. Rex est quelque part heureux de voir qu’il n’avait pas rêvé quand il avait cru voir des ombres bouger sur les toits : 4 des hommes de Bouchard les tiennent en joue du haut des dortoirs et du clocher. Il l’est moins quand, après une question naïve de Hank à Bouchard « et maintenant, vous allez faire quoi de nous, nous jeter dans le puits ? » Bouchard décide de jeter l’indien dans le puits… par pur racisme probablement.

Du fond de son puits, confortablement assis sur des hanches, des bras, et d’autres parties indéfinissables des corps en décompositions, l’indien entend 3 coups de feu. Il n’a pas entendu le cri d’un bandit juste avant les détonations. Il ne voit pas non plus les autres bandits courir vers le réfectoire, puis en sortir quelques instants plus tard Média et Columbus au bout de leurs fusils. Bouchard interroge le couple, et regarde d’un œil méfiant le visage ensanglanté de Colombus. Le savant fou lui affirme avoir vu un Ephraïm fou dans le souterrain, une dague en or à la main, cause de sa balafre. Suspicieux mais rationnel, il décide de continuer ses recherches – le trésor du révérend, ce pour quoi il est revenu – et fait ligoter Columbus à côté de ses deux compagnons. Alors qu’il commence à déshabiller Media du regard, Colombus l’averti des risques médicaux qu’il prendrait s’il tentait quoi que ce soit sur elle, lui-même pouvant en témoigner. Personne n’a le temps de voir l’éclair de haine noir lancé de Média vers son prétendu amant, car Bouchard demande à un de ses sbires de l’emmener seule dans la cuisine, et le met en garde. [Note du traducteur : la lecture de la scène suivante est interdite aux rôlistes de moins de 18 ans] Malgré les avertissements de son supérieur, le gros gaillard fond devant les charmes avantageux de la plantureuse Média, qui fait force proposition. Me délier les mains délierait ma langue mon beau brun, qu’elle lui lance. A ces mots, le guérillero ne se sent pas de joie, et pour montrer sa belle baudroie, il ouvre un large pan de son pantalon, laisse sortir son étalon. Media s’en saisit et hésite. Mordre ou prendre son arme ? Après une longue hésitation (au moins autant que celle qu’elle tient dans la main), elle décide de jouer la surprise, prend l’arme et tire dans les parties. Avant de prendre la fuite dans les souterrains, seule, sans arme et sans lanterne.

Pendant ce temps, Hank défie Emile Bouchard, l’insulte, le nargue et le provoque. Suffisamment pour que Bouchard perde patience, et ordonne à ses hommes de le jeter dans le puits avec le peau rouge. Mais Hank ne se laisse pas faire. Il résiste, tente d’utiliser son couteau non plus pour couper ses liens, mais pour attaquer les hommes de mains. Bouchard, au bord de la crise de nerf, tire sur Hank à plusieurs reprises, et ses hommes arrivent enfin à jeter le corps quasi-inanimé du pistolero encore encordé, qui passera les derniers instants de sa vie attaché les mains dans le dos au fond d’un puits sur un tas de cadavres en décomposition et en compagnie d’un indien. Dures conditions pour mourir, mais le sourire qui restera sur ses lèvres après sa mort est preuve d’une mort, malgré tout, heureuse, car il a tué l’honneur de Bouchard, qui vient d’abattre une gâchette de l’Ouest sans armes et les mains attachées. Dans un autre univers un autre temps, ce duel de samouraï aurait été emporté par Hank, post-mortem. Mais les lois du Far West ne sont pas aussi droites que celles du Japon médiéval. Et Hank expire son dernier souffle sur les joues en décomposition d’un des cadavres, malgré tous les efforts de Rex pour arrêter ses nombreuses hémorragies.
Bouchard envoie deux de ses hommes à la recherche de Média dans les souterrains, qui remontent une heure après et affirment l’avoir retrouvée, la cage thoracique ouverte, sur l’autel sous la petite chapelle. Ils viennent d’offrir une nouvelle « ressource » à Ephraïm pour ses sacrifices. Mais personne ne sait encore combien il lui en manque, ni pour quel entités ces victimes sont sacrifiées. Bouchard estiment qu’ils ont pris trop de risques et ordonnent à ses hommes de se replier, en prenant bien soin de voler les chevaux au passage. Le Père Virgil et Colombus arrivent à se défaire de leur liens, aident Rex à remonter puis récupèrent les dépouilles de Hank et Media. Pendant que le Père Virgil continue la lecture du journal du révérend, espérant y trouver un indice sur comment le stopper, Rex va enterrer ses deux compagnons, pendant que, à l’écart, Colombus monte la garde.
En fin de soirée, le Père Virgil, exténué après deux nuits blanches, fait part de ses dernières découvertes du journal d’Ephraïm. Le 18/01/1865, il se plaint de la baisse de participations aux messes, et donc du manque d’argent, et indique que depuis 1863 les gens demandent des preuves de la Providence, qu’il ne peut leur apporter. Le 02/05/1865, il entend dire que des gens près de la frontière font de vrais miracles, et se demande ce qu’il doit faire pour avoir un tel pouvoir. Le 13/07/1866, 10 hommes sont venus à Dodge City, et la moitié est partie. Ces derniers passages laissent perplexes les 3 hommes, et ne laissent entrevoir aucune solution pour arrêter Ephraïm.

La troisième nuit, perché sur le toit du réfectoire, le Père Virgil se réveille une fois de plus suite à un nouveau cauchemar, cette fois plus long que les précédents. Tout d’abord la même vision que les précédents, et cette fois la cloche a sonné, Virgil se sent comme attiré, au troisième coup il entre dans la chapelle et voit clairement sur sa droite ce qui fait sonner la cloche : le corps pendu de Média qui ouvre alors les yeux et lui tend les mains… juste avant son réveil. Rex continue son tour de garde toujours autant persuadé que plusieurs ombres l’observe, et voit effectivement des ombres sortir du puits, vision confirmée par le Père Virgil, qui ne trouve plus le sommeil après son horrible cauchemar. Ils réveillent le savant-fou et font feu sur ce qui s’avère être des zombies. Malgré la pénombre, Rex en tue deux, mais le curé, fatigué par le manque de sommeil, n’arrive pas à en faire autant. Quant à Colombus, sa tronçonneuse est en marche, prête à couper des bras et des têtes. Mais dans un élan de précipitation et/ou de maladresse, voulant couper la tête d’un des 4 zombies restant en train d’escalader le mur du réfectoire, il touche Rex au torse, qui tombe, à bout de souffle, quasi inconscient. La Winchester bénie et la tronçonneuse boostée au Ghost Rock arrivent à bout des derniers mort-vivants, accordant aux trois hommes quelques heures de répit avant l’aube.

C’est justement à l’aube que le Père Virgil réveille ses deux compagnons lorsqu’une voix les hèle de l’extérieur. Un groupe d’apaches vient les avertir du danger : « Le temps presse » dit l’un d’entre eux, probablement leur chef, « les ennemis de nos ennemis sont nos amis, le Maléfique doit être stoppé, pour cela suivez le conseil de notre chaman », il prend alors un ton grave et sévère et continue : « le serpent qui a rampé continue à se tortiller en-dessous, s’il n’est pas battu, le mal va germer et le Monde entier va en souffrir, le serpent va vous tromper, vous alimenter de mensonges en abondance, vous devez utiliser ses propres crocs pour le vaincre. » Il marque une pause, pleine de sens, avant de conclure, le cœur lourd : « Nous ne pouvons pas vous aider plus que ces conseils, car nous avons déjà été battu ». Puis, en silence, les indiens – sauf Rex – s’en vont. Le Père Virgile, Colombus et Rex décident de se mettre à la lecture des livres d’invocations, espérant y trouver quelque chose de plus utile que le journal intime du révérend fou. C’est au cours d’une de ses lectures que le Père Virgil voit un homme doré devant le puits, l’homme lève les bras, du sang jailli du puits, une dague en or en est expulsée, Virgil n’a d’autre choix que de la ramasser, comme si une force l’y poussait. Il la prend, et la plante dans le cœur de Colombus. Et se réveille, en nage une fois de plus, victime d’un nouveau cauchemar, éveillé cette fois. Il fait part de ses visions à ses deux compagnons, puis, à bout de nerf, il préfère se retirer et essayer de dormir quelques heures, profitant de la lourdeur du début d’après-midi. Sans surveillance évidemment. Erreur fatale pour quiconque se trouve dans une chambre avec accès direct aux souterrains où rôde un maléfique Révérend possédé à la recherche de nouvelles proies. Mais aucun des trois ne pense à surveiller le Père Virgil, se disant que l’entrée du souterrain a été suffisamment bien bloquée.
Hélas pour eux, le Révérend Ephraïm – en tout cas ce qu’il en reste – possède une force bien plus grande que la normale, ce qui lui permet de pénétrer dans son ancienne chambre et au moment où il s’apprête à abaisser son couteau – doré, vous l’aurez deviné – sur le pauvre chrétien, celui-ci semble sentir sa présence, sûrement grâce à l’aide de Dieu, et évite de justesse le coup, tout en appelant à l’aide. Mais le révérend n’as pas qu’une dague dorée, il a aussi la moitié de son corps, un amalgame de chair et d’or mélangé, comme liquéfiés ensemble, il en prélève une partie, en forme une boule qu’il envoie à toute vitesse sur le Père Virgil, qui s’écroule inconscient, avant de se faire trainer dans les souterrains. C’est à ce moment que Rex pénètre dans la chambre, il ne voit que les jambes du curé descendre l’escalier taillé dans la roche, puis quand il découvre ce qui le tire, pris d’un haut le cœur, il ne peut s’empêcher de prendre ses jambes – les siennes, pas celles du Père Virgil – à son cou, désormais terrorisé par les curés. Colombus croise ainsi Rex en panique, et devine qu’Ephraïm va le traîner jusqu’à l’autel pour le sacrifier, et passe par la chapelle. Il tombe effectivement nez-à-nez avec l’homme doré, et le combat commence. Dague dorée contre tronçonneuse. Mais la dague dorée semble plus efficace dans ce lieu étroit et sombre, et qui ne sent pas très bon non plus. Colombus, blessé et au bord de perdre le combat, préfère le rompre. Il sait par expérience que cela peut lui sauver la vie. Il retrouve donc Rex, repris de ses émotions, en train de revenir vers la mission quand soudain, le ciel s’obscurci, tout devient sombre, tout devient ombre. Rex reconnaît cet univers, mais il n’en croit pas ses yeux. Serait-il vraiment en Terre de Chasse ? Ephraïm sort alors de la chapelle, recouvert du sang du Père Virgil, lui aussi sacrifié. Son sang, ainsi que celui de Média, aura suffit à ouvrir le portail sur les Terre de Chasse. Il se tient debout les bras en l’air devant le puits quand une voix caverneuse rugie « merci de m’avoir libéré, voilà ta récompense », l’instant d’après, une main gigantesque à quatre doigts sort du puits, vient attraper Ephraïm et le tire dans le puits avec une telle violence que Columbus et Rex entendent clairement ses os craquer, littéralement cassé en deux. Effrayés, ils fuient, à pieds dans le désert en direction de Pueblo Viejo, se rendant à peine compte du terrible évènement dont ils viennent d’être témoins, objets, et… quelque part, acteurs…
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